Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Fédération de la Libre Pensée des Alpes-Maritimes

Association de recherche philosophique et d'action sociale - Adhérente à la fédération nationale de la Libre Pensée - Ni dieu, ni maître ! A bas la calotte et vive la Sociale !

Publié le par librepensee06.over-blog.com
Publié dans : #Documents sur la guerre de 14-18

Dans le cadre du centenaire de la première guerre mondiale, la "Grande guerre", les citoyens sont invités à sortir les documents en leur possession qui témoignent de ce qui n'est jamais décrit comme une "effroyable boucherie" par l'historiographie officielle.


Voilà ce qu'expliquait Michel Barbe, agrégé d'histoire-géographie, libre penseur militant, lors d'une conférence chez nos camarades du 04 et qui ajoutait  une pièce à ce dossier.


Oh, pas un scoop, non!


Mais une "prophétie" écrite en 1887 par un certain Friedrich Engels:


Voici comment Friedrich Engels jugeait, la future guerre mondiale, après le conflit entre l'Allemagne et la France de 1870:


... « Et enfin, il n'y a plus pour la Prusse-Allemagne d'autre guerre possible qu'une guerre mondiale, et, à la vérité, une guerre mondiale d'une ampleur et d'une violence jamais imaginées jusqu'ici. 8 à 10 millions de soldats s'entrégorgeront ; ce faisant, ils dévoreront et tondront toute l'Europe comme jamais ne le fit encore une nuée de sauterelles. Les dévastations de la guerre de Trente ans, condensées en 3 ou 4 années et répandues sur tout le continent ; la famine, les épidémies, la sauvagerie générale des armées ainsi que des masses populaires provoquée par l'âpreté du besoin, le gâchis sans nom de notre mécanisme artificiel du commerce, de l'industrie et du crédit finissant dans la banqueroute générale. L'effondrement des vieux États et de leur sagesse politique traditionnelle, et tel que les couronnes rouleront par dizaines sur le pavé et qu'il ne se trouvera personne pour les ramasser ; l'impossibilité absolue de prévoir comment tout cela finira et qui sortira vainqueur de la lutte ; un seul résultat est absolument certain : l'épuisement général et la création des conditions nécessaires à la victoire finale de la classe ouvrière. Telle est la perspective si le système du surenchérissement mutuel en fait d'armements militaires, poussé à l'extrême, porte enfin ses fruits inévitables. Voilà, Messieurs les monarques et les hommes d'État, où votre sagesse a amené la vieille Europe. Et s'il ne vous reste rien d'autre qu'à ouvrir la dernière grande danse guerrière, ce n'est pas pour nous déplaire (uns kann es recht sein). La guerre va peut-être nous rejeter momentanément à l'arrière-plan, elle pourra nous enlever maintes positions déjà conquises. Mais, si vous déchaînez des forces que vous ne pourrez plus maîtriser ensuite, quelque tour que prennent les choses, à la fin de la tragédie, vous ne serez plus qu'une ruine et la victoire du prolétariat sera déjà conquise, ou, quand même (doch), inévitable.


Friedrich Engels Londres, 15 décembre 1887.