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Fédération de la Libre Pensée des Alpes-Maritimes

Association de recherche philosophique et d'action sociale - Adhérente à la fédération nationale de la Libre Pensée - Ni dieu, ni maître ! A bas la calotte et vive la Sociale !

Publié le par librepensee06.over-blog.com
Publié dans : #Tribune libre

par Marc Fromion

 

Le Gouvernement se heurte à de grandes difficultés en essayant de faire évoluer notre Société. En défilant dans la rue dimanche après dimanche les Droites et Extrêmes Droites françaises s’opposent à toute évolution. Certes, la classe politique a toujours été divisée et ce, depuis la troisième République. Ce qui est toutefois à remarquer dans la période actuelle ce sont toutes les mobilisations hétéroclites qui se fédèrent en marge des Partis politiques et contre les Institutions de la République.

 

Leur dernière « trouvaille » serait une certaine familiy phobie dont nos dirigeants feraient preuve à l’égard de la famille. L’École, elle aussi, n’est pas en reste. Elle est accusée de dispenser la « théorie du genre » voulant désormais (sic) faire du garçon une fille et vice versa le tout débouchant comme il en découle vers l’homosexualité…Derrière cette agitation ne nous y trompons pas c’est l’École de la République qui est attaquée. Ce sont les mêmes qui voient dans l’Institution scolaire une opposition à la famille. Qui retrouve-t-on ? Nos « bons catholiques » (quelques musulmans entrainés). Le magistère moral de l’Église sur les familles serait-il mis en péril par l’État ? L’enfant serait-il happé par l’École, laquelle se substituerait aux parents ? Halte au feu !... Il était temps que gens de robe, élus engagés montent au filet. L’Institution et ses fondements sont déclarés en danger, on va même (sic) craindre la soviétisation des fondements familiaux.

 

Je pense qu’à certain égard tout cela frise le délire ? Je n’aborderai pas l’aspect politique considérant qu’il n’a pas sa place dans nos débats. Il y aurait, cependant, beaucoup à dire sur le comportement de certains groupes. La visite du Président de la République François Hollande le 18 janvier à Rome s’est effectuée après que le Gouvernement espagnol (suppression de l’IVG) suivi par des Élus français (opposition à la suppression de la notion de détresse) aient reçu l’aval pontifical.

 

Il est vrai que le nouveau Pape est estampillé comme … social. Ne l’a-t-on pas vu laver les pieds des pauvres dans les ruelles de Buenos Aires ? La cathosphère exulte et voit en lui Dieu ressuscité.

 

Tout cela, en réalité, relève d’un propagandisme très bien orchestré. J’ai toujours pensé que si l’Église perdait de ses fidèles, elle n’en restait pas moins une puissance spirituelle, politique. Libre Penseurs, ne nous y trompons pas, tous ces combats n’ont d’autres buts que de maintenir la présence de l’Église catholique et de ramener « les brebis égarées ». Il n’y a donc là rien de social.

 

Gageons qu’en cas d’égarements, le Saint Père serait vite ramené à la réalité par l’ensemble des Cardinaux. Ceux-ci le remettraient rapidement dans le droit chemin.

 

Au pis aller ils pourraient même lui faire « le coup du père François ».

 

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Dans mon précédent article, relatif à la RÉFORME DES RYTHMES SCOLAIRES je faisais allusion au financement des activités pré, para et périscolaires ; celles-ci devant être assurées par les Communes ou regroupement de Communes (regroupements pédagogiques) ont déclenché une hostilité quasi unanime. Elle s’est d’ailleurs traduite par le renvoi à la prochaine rentrée scolaire de leur mise en application. Notons que la présente hostilité s’est manifestée presque exclusivement dans les Communes rurales ou dans les villes gérées par l’opposition. Ces deux démarches sont à dissocier et je qualifierai leur refus : d’ordre financier pour les premières (zones rurales) et politique pour les secondes (zones urbaines). Certes, on peut toujours trouver quelque exemple contredisant mes affirmations mais je persiste à dire que cette constatation se veut objective … Il suffit de regarder les faits.

 

Je m’intéresserai dans mon propos au seul secteur rural. J’ai la prétention de bien le connaître ayant siégé au sein de l’Assemblée départementale Seine et Marnaise en qualité de Conseiller Général d’un canton exclusivement rural fort de 19 Communes. De plus, 2 Vice-présidences départementales : Éducation et Milieu rural et agricole ne limitèrent pas mes observations à mon seul canton.

 

Aux Maires qui invoquent un budget insuffisant ne leur permettant pas de financer les activités précitées, je leur répondrai ceci : commencez par lever des impôts locaux vous permettant de faire vivre et évoluer votre Commune et non pas en répandant à l’envi qu’une bonne gestion serait incompatible avec une augmentation de ceux-ci. Cet argument je l’ai entendu (et je sais qu’on l’entend encore dans ce milieu) mille fois. Car il est sclérosant et n’a d’autre but qu’électoraliste. Selon la majorité de nos édiles je résume ainsi leur pensée il n’y a bon Maire que celui qui n’augmente pas les impôts. J’ai maintes fois constaté que si l’on tient ce raisonnement en maintenant une imposition très basse le résultat obtenu est que rien ne bouge et n’évolue. En milieu rural, les impôts locaux frôlent souvent l’indigence. Ne croyez pas que je sois un fervent défenseur de la pression fiscale car je conçois qu’elle soit raisonnée, expliquée à tous et justifiée, ce qui est le cas pour le financement des activités scolaires.

 

Je me permettrai de donner quelques conseils à mes (ex) confrères Maires. Qu’ils fassent un peu moins de rondpoints (souvent inutiles) dans leurs bourgades, qu’ils régalent  un peu moins les anciens à des fins électoralistes et qu’ils financent un peu moins les œuvres cultuelles sous couvert patrimonial en maintenant des édifices couteux, souvent sans objet, désertés par tous… et j’en passe … ! Ainsi, ils pourront participer à la grande réforme proposée par le Ministre de l’Éducation : faire de l’école, un creuset laïc dans lequel les enfants des familles qu’ils représentent auront plaisir à vivre ensemble et à devenir de futurs citoyens équilibrés.

 

Quoi de plus beau pour nos élus ? Cela ne vaut-il pas une légère pression fiscale ?

 

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Devant tant de contre vérités qui circulent sur l’application de la Loi Peillon et les incidences financières pour les communes qu’elles génèrent « ceci étant d’un autre domaine sur lequel j’aurai l’occasion de m’exprimer », je livre mes réflexions personnelles. Si cette loi (comme toutes les lois) peut présenter quelques écueils que l’on devrait aisément contourner, je refuse de me ranger du côté de l’immobilisme, du conservatisme, particulièrement dévastateurs lorsqu’il s’agit de  l’avenir de nos enfants. Après de multiples réformes toutes plus inopérantes les unes que les autres, ayons le courage et la lucidité de nous livrer à un examen sans complaisance de l’état de dégradation de l’enseignement actuel (programmes, rythmes scolaires, formations des Enseignants, participation des parents à la vie scolaire de leurs enfants … etc.). La réforme des rythmes scolaires ne constitue que l’un des aspects importants de la profonde remise en cause des fondements de l’Enseignement voulues par le Ministre Vincent Peillon.

 

                                                                ΩΩΩΩΩΩ


RÉPONSE A LA COMMISSION ADMINISTRATIVE NATIONALE DE LA LIBRE PENSÈE CONCERNANT LA LOI PEILLON PORTANT «MODIFICATION DES RYTHMES SCOLAIRES»  

  

Cette loi qui, selon moi, est une bonne loi, porte en elle, néanmoins, dans le cadre des animations péri, para et post scolaires quelques dangers qui doivent nous tenir en alerte. Que l’Épiscopat catholique vois là une brèche lui permettant de s’introduire dans l’École de la République est de bonne guerre. Les concepteurs de la présente loi devaient bien se douter que le risque d’introduire le loup dans la bergerie existait. Il convient de rappeler que la loi Peillon ne s’applique pas à l’enseignement Privé à 90 % catholique. De ce fait, toute tentative de fusion entre le Public et le Privé finalisant un projet éducatif commun s’inscrit obligatoirement en dehors de cette loi, donc, en toute illégalité.

 

En ce qui concerne les dangers connus, il est important de préciser que le Chef d’Établissement ainsi que l’Équipe pédagogique sont les ordonnateurs responsables des activités scolaires et péri scolaires ; l’intervention du Maire et de son Conseil Municipal s’inscrivant dans les recrutements et rétributions éventuelles des Intervenants en accords avec le Chef d’Établissement.

 

Notre vigilance doit donc s’exercer sur le terrain. En cas de non respect ou de contournement de la loi,  il conviendra de saisir, soit l’Inspection Académique ou le Rectorat dont dépend l’Établissement d’enseignement ou le Préfet en charge du contrôle de légalité des actes municipaux.

 

Je pense que nous ne pouvons qu’appuyer la mise en œuvre de la loi Peillon dès lors qu’elle reste fidèle et respectueuse aux principes de laïcité.

 

A nous de veiller qu’il en soit ainsi !....

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