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Fédération de la Libre Pensée des Alpes-Maritimes

Association de recherche philosophique et d'action sociale - Adhérente à la fédération nationale de la Libre Pensée - Ni dieu, ni maître ! A bas la calotte et vive la Sociale !

Publié le par librepensee06.over-blog.com
Publié dans : #Tribune libre

 

Une fable complètement farfelue

 

Il était une fois un pays habité par deux communautés religieuses principales.

Ces deux communautés se détestaient et se faisaient la guerre.

Les uns jetaient des pierres sur les autres qui ripostaient par balle.

D'un côté, on lançait des roquettes, de l’autre des bombes.

Arrestations arbitraires et exécutions ciblées ici, attentats meurtriers là.

Jusqu’au jour où un événement extraordinaire se produisit que l’on pourrait qualifier de " miracle " si la suite du récit ne montrait que le terme est inapproprié.

Ce jour-là, en même temps, d’un coup, tous les membres des deux communautés perdirent leurs religions. Tous devinrent athées. Mieux encore : ils allèrent jusqu’à oublier quelle était la nature, la consistance, les croyances, les dogmes de leurs précédentes respectives religions.

Disparut par la même occasion, de la pratique et des mémoires, tout ce qui était lié aux religions : rites, habitudes, cérémonies, fêtes, célébrations, processions, tabous, interdits..

Dans un même gigantesque autodafé furent anéantis Talmuds, Thoras, Corans, tous livres qui ne servaient plus à rien et dont plus personne ne comprenait la teneur. Les religions minoritaires suivirent le mouvement et l’on vit brûler aussi missels, bréviaires, psautiers, bibles et recueils de cantiques.

Par la même occasion, on jeta au feu kippas, calottes, mitres, voiles et autres burkas.

Les deux murs furent démolis, l’ancien, des lamentations, et le nouveau, des séparations.

Il n’y eut plus ni juifs ni musulmans. Rien que des hommes qu’aucune religion, ni même leur souvenir ne séparaient plus.

C’est après ces événements que Mohamed et Moshé se rencontrèrent.

Dans le temps, le premier avait caillassé le second qui l’avait aspergé de gaz lacrymogène.

Ils s’approchèrent l’un de l’autre.

 - Shalom !

 - Salem !

 - Rappelle-moi ton nom

 - C’était Mohamed mais j’ai fait sauter le hamed qui pouvait évoquer je ne sais plus quelle ancienne religion. Je ne m’appelle plus que Momo. Et toi ?

 - Moi, c’était Moshé mais, comme toi, j’ai éliminé le shé, pour la même raison. Je ne m’appelle plus que Momo moi aussi.

 - Mais alors, nous sommes frères ?

 - Oui, rien d’autre que des hommes, des frères.                                                                              Et les deux Momo de se jeter dans les bras l’un de l’autre, s’étreignant longuement dans une affectueuse accolade.

Après quoi, l’un des deux se dirigea vers la maison de la Culture bâtie sur les ruines d’une mosquée et l’autre vers le terrain de sport construit sur l’emplacement de ce qui fut une synagogue.

La haine s’était éteinte. La guerre avait disparu.

Des rives du Jourdain aux rivages de la Méditerranée s’instaura une longue période de paix.

Ami lecteur, oublions cette fable, complètement folle et revenons les pieds sur terre (sur terre sainte, ça va de soi) et faisons-nous à l’idée que tant qu’il y aura des hommes, il ya aura des religions qui engendreront séparations, haines, guerres.

Oui je sais ! Il n’y a pas que les religions qui génèrent les guerres. Les facteurs de guerres sont multiples. Celui que j’évoque vient cependant en bonne place parmi eux.

Exemple : croyez-vous que l’Ulster ait connu trente ans de guerre civile si les Irlandais du Nord étaient tous catholiques ou tous protestants, mieux : tous sans religion ?

 

Gaspard Angeleri

Autoproclamé  « Commandeur des Incroyants »

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