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Fédération de la Libre Pensée des Alpes-Maritimes

Association de recherche philosophique et d'action sociale - Adhérente à la fédération nationale de la Libre Pensée - Ni dieu, ni maître ! A bas la calotte et vive la Sociale !

Publié le par librepensee06.over-blog.com
Publié dans : #Documentation LP 06

804


L'empereur chrétien Charlemagne convertit nombre de Saxons en leur proposant le choix suivant : se convertir au catholicisme ou avoir la tête coupée. Plusieurs dizaines de milliers de têtes tombent avec la bénédiction de l'Église : les prêtres présents participent au jeu de l'empereur.


XIesiècle


Schisme d'orient. Le patriarche de Constantinople prétend qu'il faut utiliser du pain avec levain pour l'Eucharistie. Le Pape, évêque de Rome, affirme qu'il faut du pain sans levain. Sur cette question d'importance capitale, la chrétienté se scinde, et les patriarches de Rome et Constantinople s'excommunient mutuellement. Le schisme provoquera des morts jusqu'aux années 1990 (guerres civiles en Yougoslavie, catholiques contre orthodoxes).


Les XIe -XIIe siècles


Face à la croissance de la population en Europe, l'Église propose une méthode « naturelle » de contrôle de la population : les croisades. L'appel à la croisade est lancé en 1095 et en 1099. Jérusalem est « libérée » : l'ensemble de la population (qui comprend essentiellement des juifs et des musulmans) est passée par les armes, mais les croisés ont soin de violer femmes et enfants avant de les égorger ou de leur ouvrir le ventre. On estime à 70 000 le nombre de civils massacrés. La dernière phase du massacre se joue dans les synagogues et mosquées de la ville où les habitants terrifiés se sont réfugiés : ils espèrent que le caractère religieux des lieux pourrait inspirer les pieux croisés à la clémence. Il n'en est bien sûr rien : les croisés entrent, et transforment les lieux de cultes en lieu de boucherie. Le massacre des milliers de civils agglutinés dans la grande mosquée de l'esplanade du temple durera plusieurs heures. « Tout ce qui respire » dans la ville a été tué, rapportent avec fierté les commandants des croisés.


1204


La IVe croisade fait un détour par Constantinople, à l'époque la plus grande ville de la Chrétienté. Mais les chrétiens savent se faire entre eux ce qu'ils font à d'autres : Constantinople est mise à sac dans une orgie de violences innommables.


1208-1244


Croisade des Albigeois : sur initiative du pape Innocent III, une croisade est lancée. En 1209, des « hérétiques » ayant réussi à se mêler à la population de Béziers, le Duc Simon de Monfort donna l'ordre qui assura son passage à la postérité : « Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens ». Toute la population, hommes, femmes, enfants est passée par les armes.


1215


Signe distinctif imposé aux juifs. 720 ans avant les infâmes lois de Nuremberg, l'église catholique célèbre le quatrième concile de Latran. Considéré par les historiens comme le concile le plus important entre celui de Nicée et celui de Trente, le pape Innocent III parvient à y rassembler plus de 400 évêques. Cette docte assemblée impose à la chrétienté une trêve de 4 ans : serait-ce que l'Église devient pacifiste ? Bien sûr que non, il s'agit de préparer la deuxième croisade, et cette motivation est exprimée en toutes lettres dans l'appel à la trêve. Ayant lancé son appel pour la préparation à la prochaine grande guerre de religion, les pieux évêques passent à un autre problème qui les préoccupe : de par le succès de la première croisade, les chrétiens contrôlent de plus en plus de territoires avec une population juive significative. Comment éviter que ceux-ci ne se mêlent aux croisés ? Innovant encore une fois, le concile impose aux juifs (et aux musulmans) le port d'un "signe distinctif " sur leurs vêtements. Cette "tradition" continuera à travers le monde pendant plusieurs siècles dans certains pays, pour ne disparaître véritablement qu'au XIXe siècle, avant sa réintroduction dans les années 1930 par les imitateurs en chemise brune de l'église catholique.


1226-1270


Louis IX (aujourd'hui Saint Louis) Roi de France. Enfin un catholique réputé pieux et intègre accède à la couronne de France. L'Église le canonise dès 1290, en reconnaissant ses mérites qui, nul n'en doute, sont exceptionnels. En effet, pendant son règne Saint Louis lance deux croisades qui se terminent toutes deux de manière catastrophique : peu importe, c'est l'intention (de tuer et de piller) qui compte aux yeux de la miséricordieuse église catholique ! Sur le plan intérieur, Saint Louis fait en sorte que la justice punisse de manière systématique les blasphémateurs : ils seront mis au pilori et auront la langue percée au fer rouge. D'autre part, il a imposé aux juifs, le port d'une marque rouge.


1231


Fondation de l'Inquisition. L'Inquisition, au cours de son histoire, brûle plus de un million de personnes, essentiellement des hérétiques, des juifs, des musulmans convertis au christianisme et des « sorcières ». La dernière sorcière sera brûlée en 1788. Le dernier « hérétique » devra attendre son tour jusqu'en 1826. L'Inquisition et ses imitateurs protestants brûlent aussi des médecins et des scientifiques, lorsque l'occasion se présente. [Référence 4]

L'Église ne reniera jamais l'Inquisition et garantira la continuité historique de l'institution jusqu'à nos jours en se limitant à en modifier le nom : il faudra attendre Pie X, en 1906, pour que le « Saint office de l'Inquisition » soit renommé « Saint Office » et 1965 pour que le dit office soit rebaptisé « Congrégation pour la doctrine de la foi ». Enfin, en 1997, le pape ouvre les archives du Saint Office et des historiens triés sur le volet sont autorisés à y mener des recherches. -Les estimations du nombre total de victimes de l'Inquisition sont fortement revues à la hausse, le consensus tourne aujourd'hui autour du million de personnes exécutées auxquelles il faut ajouter d'innombrables personnes torturées et dont les biens ont été saisis. [Référence 4]


1251


Le pape Innocent IV autorise enfin l'Inquisition à pratiquer la torture. L'obtention d'aveux de culpabilité en est grandement facilitée. L'Inquisition peut prononcer, sur la base d'aveux arrachés par la torture, des peines allant d'une simple prière ou un jeûne jusqu'à la confiscation des biens et la prison à vie. Par contre, elle ne peut prononcer de condamnation à mort. Avec la subtilité qui caractérise tellement l'église catholique, l'Inquisition peut par contre « passer » un hérétique au bras séculier de la justice pour une condamnation à mort sur la base des aveux obtenus sous la torture par elle-même. Cette subtilité de procédure permettra à l'Église d'affirmer par la suite qu'elle n'a tué personne. [Référence 4]


1347-54


Premiers pogroms. Dans toute l'Europe sévit la Mort noire, première grande épidémie de peste du continent. Les prélats catholiques ont tôt fait de désigner les coupables : les juifs auraient empoisonné les puits. Le bruit se répand dans toute l'Europe, et d'innombrables pogroms se succèdent. En Allemagne, on comptabilise 350 communautés juives totalement anéanties par des pogroms dans cette période. En Italie, à Milan, les autorités civiles et religieuses ayant procédé à l'exécution sur le bûcher des « untori », elles élèvent une colonne commémorative pour célébrer leur exploit. La colonne passera à l'histoire sous le nom de « Colonna infâme » lorsqu’au 19e siècle, le romancier Manzoni aura, en premier, le courage de dénoncer ce monument de la perversion religieuse.


1483


Tomâs de Torquemada est nommé Grand Inquisiteur de Castille. Ce moine dominicain fait un ample usage de la torture et de la confiscation des biens de ses victimes. On estime à 2 000 le nombre de personnes brûlées pendant son mandat. [Référence 5]


1487


Deux moines dominicains allemands, Jakob Sprenger et Heinrich Institoris, publient le Maliens Maleficarum : il s'agit d'un épais volume de plus de 400 pages qui est un « guide » (bien sûr approuvé par la hiérarchie ecclésiastique) de la chasse aux sorcières : on y apprend comment les identifier (par exemple une femme qui a caressé un chat noir alors qu'une personne s'est sentie mal à une distance de quelques centaines de mètres), comment les torturer pour les faire avouer et comment les inquisiteurs peuvent s'absoudre mutuellement après la séance de torture. L'ouvrage affirme aussi que nier l'existence de la sorcellerie est en soi une hérésie très grave, passible de la mort sur le bûcher. Pendant plus de 2 siècles et demi en Allemagne, après la publication du Malleus Malleficarum, nier l'existence de la sorcellerie sera passible de la peine de mort. Le manuel devient un Best-Seller. [Référence 6]

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