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Fédération de la Libre Pensée des Alpes-Maritimes

Association de recherche philosophique et d'action sociale - Adhérente à la fédération nationale de la Libre Pensée - Ni dieu, ni maître ! A bas la calotte et vive la Sociale !

Publié le par librepensee06.over-blog.com
Publié dans : #Documentation LP 06

Voici la liste des fusillés recensés dans les Alpes Maritmes.

(Sources:Archives Nationales (fiches des NMPF) et SHD de Vincennes et d'après le livre  de Frédéric Mathieu "14 -18, LES FUSILLES")

 

 

BERNARD (César Philémon) 

Grasse (Alpes-Maritimes) 23 septembre 1887

Récicourt (Meuse) 22 novembre 1914, 27 ans.

 

Fils de Jean Joseph Bernard et de Marguerite Anaïs Guizol. Célibataire domicilié à Grasse

(Alpes-Maritimes), il exerce la profession de cultivateur.

 

Soldat réserviste de la classe 1907 (matricule n° 1247 au recrutement de Nice), il est rappelé sous les drapeaux à la mobilisation générale (2 août 1914), et combat avec le 141ème R.I. dans la région de Lunéville (Meurthe-et-Moselle).

Mais le 13 août 1914 (8 h 30), César Bernard quitte sa compagnie (la 8ème) peu avant que celle-ci ne soit engagée devant Coincourt (Meurthe-et-Moselle). Arrêté dès le lendemain en tenue civile à la gare de Blainville (Meurthe-et-Moselle), il est écroué à Bourges (Cher) et Marseille (Bouches-du-Rhône). Trois mois plus tard, une plainte en conseil de guerre est établie contre lui au titre d'abandon de poste, de dissipation d'armes et d'effets militaires, de vol. Déféré le 20 novembre 1914 devant le conseil de guerre ordinaire de la 29ème D.I., il est à l'unanimité des voix condamné à mort pour « abandon de poste en présence de l'ennemi ».

César Bernard est fusillé à Récicourt (Meuse), le 22 novembre 1914 après- midi (16 h), devant le 141ème rassemblé. Son acte de décès a été transcrit à la mairie de Grasse (Alpes-Maritimes) le 11 mars 1915. 

Son nom figure sur le monument aux morts de GRASSE-Ville, mais pas sur celui de son quartier, à Saint-Jacques/Grasse.

 

CRISTINI (Barthélémy) 

Nice (Alpes-Maritimes) 10 février 1890.

Montzéville (Meuse) 27 octobre 1915, 25 ans.

 

Fils de César Charles Cristini et de Thérèse Virginie Ranchet

Célibataire, il exerce à Nice (Alpes-Maritimes) la profession de maçon.

 

Soldat au 111ème R.I. (matricule N° 1814 au recrutement de Nice), il combat en 1915 sur le front de l'Argonne (secteur de Varennes-en- Argonne).

Mais le 18 mai 1915, à Avocourt (Meuse), Barthélémy Cristini est évacué vers le poste de secours arrière suite à l'apparition d'un abcès à la surface de sa peau. Soupçonné de s'être lui-même provoqué cet abcès en s'injectant du pétrole, une plainte en conseil de guerre est établie contre lui.

Déféré le 26 octobre 1915 devant le conseil de guerre ordinaire de la 29ème DI, il est condamné à mort pour « abandon de poste en présence de l'ennemi par suite de mutilation volontaire. » Barthélemv Cristini est fusillé le lendemain du jugement (8 h), au camp de Lambéchamp ( * ), en compagnie du soldat Barbelin.

Son acte de décès a été transcrit à la mairie de Nice (Alpes- Maritimes) le 13 avril 1918.

Aujourd'hui inhumé dans la nécropole nationale d'Esnes-en-Argonne (Meuse), tombe n°2193, son nom figure sur le monument aux morts de sa ville natale.

 

* Le camp militaire de Lombéchamp était situé dans le bois du même nom au sud-ouest de Montzéville (Meuse)

 

MORELLI (Eugène Honoré Maxime)

Nice (Alpes-Maritimes) 12 mars 1884.

Wesserling (Haut-Rhin) 7 avril 1915, 31 ans.

 

Fils de Jean Pierre Morelli et de Françoise Barrai.

 

Soldat de 2ème classe au 7e BCP (matricule N° 76 au recrutement de Nice), il est condamné à mort, et fusillé à Wesserling (Haut-Rhin) le 7 avril 1915.

Son acte de décès a été transcrit à la mairie de Nice (Alpes-Maritimes) le 19 juillet 1915.

Eugène Morelli repose aujourd'hui dans la tombe collective des neuf fusillés du cimetière

d'Husseren-Wesserling (Haut-Rhin) (* ).

 

(*)

Pierre Mestre, originaire de la Haute-Loire, était soldat au 28ème bataillon de chasseurs alpins (BCA). Il a combattu dans tous les points chauds des Vosges dont le Hartmannzwillerkopf. Début février 1915, alors qu’il est chargé de convoyer du matériel avec d’autres soldats, il est pris sous le feu ennemi. Devant ses juges, il reconnaît sa « faute » et un « moment d’affolement ». Il est fusillé le 8 février 1915 et enterré à Husseren-Wesserling, comme Joseph Perret, de Plancher-Bas.

En lisière d’un bois

Les soldats Fernand Humbert, de Lyon, Joannès Poizat, de Saint-Genus-Laval (Rhône), et l’adjudant Laurent Antoine Casanova, de Paris, ont été fusillés le même jour, au lieu-dit Heidenfeld, en lisière d’un bois proche de Husseren-Wesserling, puis enterrés dans la commune haut-rhinoise. Le corps du sous-officier a été ensuite transféré à Colmar.

Les autres suppliciés inhumés à Husseren-Wesserling sont les soldats Lamidé, Martineau, Morelli, Petit et Prieur. Alexandre Martineau, soldat au 68ème bataillon de chasseurs à pied, a été passé par les armes le 3 août 1915, en compagnie de Clotaire Lamidé, du 37ème régiment d’artillerie. Eugène Morelli, lui, était originaire de Nice et combattait au sein du 7ème bataillon de chasseurs à pied. Condamné à mort pour des raisons inconnues aujourd’hui, il a été fusillé également à Wesserling, le 19 juillet 1915. Quant à Célestin Petit, de Pontigny, dans l’Yonne, il a connu le même sort. Soldat au 37ème régiment d’artillerie, il a été fusillé le 1er septembre 1915. Enfin, Victor Prieur, né à Paris et militaire au 13e bataillon de chasseur à pied, a été fusillé le 25 avril 1915.

 

RAYMOND (Ignace)

Sospel (Alpes-Maritimes) 29 décembre 1880

Braux-Sainte-Cohière (Marne) 2 juillet 1915, 34 ans.

 

Fils d'Impérial Raymond et de Philippine Orengo.

 

Soldat de 2ème classe au 58ème RI (matricule n° 747 au recrutement de Nice), il est condamné à mort le 1er juillet 1915 par le conseil de guerre de la 30ème DI pour « refus d'obéissance pour marcher à l'ennemi », et fusillé à Braux-Sainte-Cohière (Marne) le lendemain du jugement.

Son acte de décès a été transcrit à la mairie de Sospel (Alpes-Maritimes) le 9 novembre 1920.

Ignace Raymond repose aujourd'hui dans la nécropole nationale de Sainte-Menehould (Marne), tombe n° 1313.

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