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Fédération de la Libre Pensée des Alpes-Maritimes

Association de recherche philosophique et d'action sociale - Adhérente à la fédération nationale de la Libre Pensée - Ni dieu, ni maître ! A bas la calotte et vive la Sociale !

Publié le par librepensee06.over-blog.com
Publié dans : #Documentation LP 06

 

poteau

                                                                                 oeuvre de Philippe Guerry

 

Henry Floch, était greffier de la justice de paix à Breteuil. 

  

Voici sa dernière lettre, adressée à sa femme :

 

Ma bien chère amie,

 

Quand cette lettre te parviendra, je serai mort fusillé. Voici pourquoi : le 27 novembre, vers 5 heures du soir, après un violent bombardement de deux heures, dans une tranchée de première ligne, et alors que nous finissions la soupe, des Allemands se sont amenés dans la tranchée, m’ont fait prisonnier avec deux autres camarades. J’ai profité d’un moment de bousculade pour m’échapper des mains des Allemands. J’ai suivi mes camarades et ensuite, j’ai été accusé d’abandon de poste en présence de l’ennemi. Nous sommes passés 24 hier au soir au Conseil de guerre. Six ont été condamnés à mort dont moi. Je ne suis pas plus coupable que les autres, mais il faut un exemple. Mon portefeuille te parviendra et ce qu’il y a dedans. Je te fais mes derniers adieux à la hâte, les larmes aux yeux, l’âme en peine. Je te demande à genoux humblement pardon pour toute la peine que je vais te causer et l’embarras dans lequel je vais te mettre. Ma petite Lucie, encore une fois, pardon. Je vais me confesser à l’instant, et espère te revoir dans un monde meilleur. Je meurs innocent du crime d’abandon de poste qui m’est reproché. Si au lieu de m’échapper des Allemands, j’étais resté prisonnier, j’aurais encore la vie sauve. C’est la fatalité .Ma dernière pensée, à toi, jusqu’au bout.

                 Henry Floch

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Une douzaine de tirailleurs tunisiens pris de panique devant une terrible offensive allemande sont fusillés sans jugement après être passés devant le front des troupes avec au cou une pancarte où était écrit en français et en arabe : « Je suis un lâche »…

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Jean Julien Chapelant, capturé avec une poignée de survivants, il réussit à regagner les lignes françaises. Bien que gravement blessé, il est condamné à mort pour « capitulation en rase campagne ». Pour le fusiller, on l’attacha sur son brancard dressé contre un pommier…

 

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