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Fédération de la Libre Pensée des Alpes-Maritimes

^^^^^^^^^^^^^^Association de recherche philosophique et d'action sociale ^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^ ^^^^^^^^^^^^^^^^ Adhérente à la fédération nationale de la Libre Pensée ^^^^^^^^^^^^^^^^^ ^^^^^^^^^^^^^^^^^^Ni dieu, ni maître ! A bas la calotte et vive la Sociale !^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^

Publié le par librepensee06.over-blog.com
Publié dans : #Communiqués nationaux

Observer les grands médias (mainstream dit-on maintenant, parait-il) devient un sujet anthropologique à lui toute seule. Quand on prend du recul, on en reste pantois et interloqué

Article publié sur le blog de la FNLP hébergé par Médiapart

C’est ainsi que le soir du jeudi 20 février 2020, les éléments de langage de bois du pouvoir tournent en boucle sur tous les plateaux : on s’interroge, faut-il continuer à faire des grèves et des manifestations contre la réforme rétrograde sur les retraites ?

Bien évidemment, la réponse est non. Il faut que cela s’arrête et au plus vite !

Oui, mais cela ne s’arrête pas pour autant.

Ces «  chroniqueurs officiels  » seraient un peu plus crédibles dans leurs interrogations, s’ils avaient un jour appelé à manifester et à faire grève. Alors, là oui, leurs questions auraient un sens. Mais ici, comment ne pas voir que ce ne fut jamais le cas. Dès le début, ils étaient contre toute opposition et, soigneusement, ils relayaient la métalangue du pouvoir.

Les seuls qui ont légitimité pour se poser la question : faut-il continuer ou faire autrement ?, ce sont les manifestants et les grévistes, et eux seuls.

Là, où on se dit qu’il y a «  quelque chose de pourri dans le Royaume du Danemark  », c'est quand on se rappelle que ce scénario surréaliste a déjà été employé contre le mouvement des Gilets jaunes. Et sans aucun résultat. Cela continue et perdure.

Le petit monde «  entre soi  » des chroniqueurs officiels continue inlassablement à égrainer son chapelet, comme les Chaisières de Saint-Sulpice qui psalmodient contre le diable du soir au matin en se signant de manière perpétuelle.

Ils psalmodient sur écran cathodique et pourtant le feu est partout, les Gilets jaunes continuent  ; et maintenant ce sont les syndicats ouvriers, puis les avocats, puis les pompiers, le personnel hospitalier, etc..

C’est pourquoi, on a envie de dire, comme André Breton :  " A la niche, les aboyeurs de Macron  ! "

L’incendie gagne partout, aucun feu ne s’éteint. Et les Panzers macronistes continuent comme si de rien n’était.

Le fleuve ne peut rentrer dans son lit, cela déborde de partout. C’est la crise d’un régime à l’agonie. Il était au bord du gouffre, il vient de faire un pas en avant, inexorablement.

Et on se pose une question de manière lancinante : comment les « chroniqueurs » officiels des chaînes de télévision réussissent-ils (ou elles) à ne pas éclater de rire en professant les énormités qu’ils diffusent à longueur de journée ?

Le fric-frac électoral de 2017 est en train de tourner en son contraire. Les «  vieux appareils politiques  », violentés par le macronisme refont surface. Il est bien possible qu’ils vont réapparaître dotés d'une nouvelle jeunesse dans le cadre des municipales et de bien d’autres événements.

Mais combien de chevaux macronistes fourbus et éreintés faudra-t-il achever  ? Combien de morts politiques pour rien ou si peu ?

Le scénario du duel Le Pen/Macron a du plomb dans l’aile et il est très loin d’être sûr qu’il sera opérationnel la prochaine fois.

Et, comme à la roulette, comme rien ne va plus, Emmanuel Macron ressort le dossier de la modification de la loi du 9 décembre 1905 de Séparation des Églises et de l’État. C’est la roulette russe, mais tout le barillet est chargé à bloc. Le résultat est connu d’avance.

S’il y a un sujet qui peut mettre tout le monde dans la rue, c’est bien l’atteinte à la laïcité, l’Histoire l’a montré amplement. De manière hypocrite, le Président de la République affirme à Mulhouse qui ne faut pas que les religions soient financées sur les fonds publics en vertu de la loi de 1905, mais les dossiers qui sortent de ses tiroirs disent le contraire  :

Les associations cultuelles pourront posséder un parc mobilier et immobilier (ce qui est formellement prohibé par la loi de Séparation) et en tireront un bénéfice financier qui alimentera les caisses des Églises.
Les taxes sur le Hallal et les pèlerinages à la Mecque devront financer l’hypothétique et nébuleux «  Islam de France  »

A tous les étages, à tous les niveaux, les fonds publics vont servir à financer les cultes à un niveau jamais connu.

Mais les religions et les Églises ne veulent pas non plus de ces modifications, le statut quo et les modifications de Pétain et de la Ve République leur suffisent.

Le Roi est nu.

Jupiter rend fou celui qu’il veut perdre.

Tout ce grotesque politique sera bientôt balayé par le vent dans un gigantesque éclat de rire. Emmanuel Macron sortira de l’Histoire par la porte de service, celle qu’on prend pour vider les poubelles sans se faire voir.

Lionel Schrameck