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Fédération de la Libre Pensée des Alpes-Maritimes

Association de recherche philosophique et d'action sociale - Adhérente à la fédération nationale de la Libre Pensée - Ni dieu, ni maître ! A bas la calotte et vive la Sociale !

Publié le par librepensee06.over-blog.com
Publié dans : #Communiqués nationaux

Contre la réforme constitutionnelle sur le retrait de la nationalité !

Pour la République, la Démocratie et la Laïcité :

La Libre Pensée appelle à manifester avec la Ligue des Droits de l’Homme, le 30 Janvier 2016
(Paris, 14H30, place de la République)

 

La Fédération nationale de la Libre Pensée participe depuis le début de l’état d’urgence aux initiatives de la Ligue des Droits de l’Homme contre la mise en place d’un état d’exception que le gouvernement veut rendre permanent contre les libertés démocratiques.

Manifestations interdites (comme celle de la Libre Pensée le 5 décembre 2015 à Paris), militants contrôlés et soumis à surveillance, syndicalistes condamnés à de lourdes peines de prison, contrôles au faciès, revendications syndicales contestées dont on exige au nom de « la nécessaire unité nationale » qu’elles soient mises sous le boisseau des intérêts du MEDEF ; un nouvel ordre autoritaire tente de se mettre en place.

 

Il y aurait comme un bruit de bottes dans ce pays

 

La Libre Pensée n’accepte pas la remise en cause de la liberté de réunion, d’expression, d’association qui ont été arrachées par la Révolution française.

La Libre Pensée n’accepte pas que le droit du sol soit remis en cause.

La Libre Pensée n’accepte pas que tous les acquis arrachés par une lutte de plus de 150 ans du mouvement ouvrier soient sacrifiés sur l’autel des intérêts du patronat.

La Libre Pensée n’accepte pas que l’enseignant Bernard Mezzadri (Vaucluse) soit poursuivi en justice pour des propos ironiques vis-à-vis de Manuel Valls.

La Libre Pensée n’accepte pas les opérations militaro-coloniales à l’extérieur du pays et la militarisation croissante dans le pays.

La Libre Pensée n’accepte pas, qu’au nom de la « lutte contre le terrorisme », les pouvoirs publics, au mépris de la loi du 9 décembre 1905 de Séparation des Eglises et de l’Etat, redonne une place officielle aux religions dans la sphère publique.

 

La religion est une affaire privée et doit le rester,

la laïcité est une affaire publique, elle doit être respectée

 

C’est pourquoi la Libre Pensée appelle tous les citoyennes et citoyens, démocrates, républicains, syndicalistes et laïques, attachés à la défense de la Démocratie, de la République, de la Laïcité à manifester le 30 janvier 2016 à Paris et dans toute la France.

Paris, le 20 janvier 2016

 

Ont signé l’appel de la LDH pour le 30 janvier 2016 :  AC ! Agir ensemble contre le chômage !, AC ! Trégor, Act Up-Paris, AFD International, Agir pour le changement démocratique en Algérie (Acda), Apel-Egalité, Altertour, Assemblée citoyenne des originaires de Turquie (Acort), Association démocratique des Tunisiens en France (ADTF), Association femmes solidaires comité Saint-Denis, Association France Palestine solidarité (AFPS), Association des Marocains en France (AMF), Association pour la reconnaissance des droits et libertés aux femmes musulmanes (ARDLFM), Association des travailleurs maghrébins de France (ATMF), Association des Tunisiens en France (ATF), Association des universitaires pour le respect du droit international en Palestine (Aurdip), Attac, Cadac, CADTM France, Cedetim, CGT Police Paris, Centre islamique Philippe Grenier (CIPG), Cercle Condorcet de Paris, Clamart-Citoyenne, Collectif des 39, Collectif des associations citoyennes, Collectif D’ailleurs nous sommes d’ici Tours 37, Collectif BDS Saint-Etienne, Collectif CGT Insertion-Probation (UGFF-CGT), Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), Collectif de défense des libertés fondamentales de l’agglomération rouennaise (CDLF), Collectif féministes pour l’égalité, Collectif Judéo Arabe et Citoyen pour la Palestine (CJACP), Collectif Mémorial 98, Collectif national des Faucheurs volontaires, Collectif national pour les droits des femmes (CNDF), Collectif de soutien aux sans-papiers du Trégor-Goëlo, Collectif Stop le contrôle au faciès, Comité pour le développement et le patrimoine (CDP), Comité pour le Respect des Libertés et des droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT), Commission islam et laïcité, Conseil national des associations familiales laïques (Cnafal), Confédération générale du travail (CGT), Confédération nationale du logement (CNL), Confédération paysanne, Coordination de l’action non-violente de l’Arche (Canva), Coordination nationale Pas sans nous, Coordination contre le racisme et l’islamophobie (CRI), Droit au logement (Dal), Droit solidarité, Emancipation Tendance intersyndicale, Emmaüs France, Emmaüs international, Espace franco-algérien, Espace Marx, Euromed Feminist Initiative IFE-EFI, Farapej, Fédération des CIRCs, Fédération internationale des Ligues des droits de l’Homme (FIDH), Fédération nationale de la Libre pensée, Fédération des Tunisiens citoyens des deux rives (FTCR), Femmes égalité, Filles et fils de la République (FFR), Fondation Copernic, Halte OPGM07, Ipam, Jinov International, Justice et libertés Strasbourg , La Cimade, Le Genepi, Le Gisti, Le Mouvement de la paix, Les Amoureux au ban public, Liberpensula Frakcio de Sat, Ligue des droits de l’Homme (LDH), Ligue de l’Enseignement, Maison des potes, Mamans toutes égales (MTE), Marche des femmes pour la dignité (Mafed), Minga-agir ensemble pour une économie équitable, Mouvement pour une alternative non-violente (Man), Mouvement pour l’économie solidaire (Mes), Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap), Mouvement pour l’économie solidaire, Négajoule!, Observatoire international des prisons (OIP) – section française, Osez le féminisme !, Planning familial, Pôle de renaissance communiste en France (PRCF), Powerfoule, Réseau d’alerte et d’intervention pour les droits de l’Homme (RaidH), Réseaux citoyens Saint-Etienne, Réseau éducation sans frontières (RESF), Réseau Immigration Développement Démocratie – IDD, Revue Ecole émancipée, Revue Inprecor, Revue Mouvements, Revue Regard, Romeurope 94, Survie, Syndicat des avocats de France (Saf), Syndicat français des artistes interprètes (SFA), Syndicat de la magistrature (SM), Syndicat de la médecine générale (SMG), Syndicat national des journalistes (SNJ), SNJ-CGT, SNPES-PJJ/FSU, SNUEP-FSU, SNUipp-FSU Paris, SNUTER-FSU, Solidaires étudiant-e-s, SUPAP-FSU, Union générale des fédérations de fonctionnaires CGT (UGFF-CGT), Union juive française pour la paix (UJFP), Union nationale des étudiants de France (Unef), Union rationaliste, Union syndicale de la psychiatrie (USP), Union syndicale solidaires.

La LDH demande au Conseil d'Etat de mettre fin

à l'état d'urgence

 

Paris, 20 jan 2016 (AFP) -La Ligue des droits de l'Homme a an­noncé mer­credi avoir saisi le Conseil d'Etat pour mettre fin, to­ta­le­ment ou en par­tie, aux me­sures contrai­gnantes de l'état d'ur­gence, qui ne sont selon elle plus jus­ti­fiées.
La plus haute ju­ri­dic­tion ad­mi­nis­tra­tive exa­mi­nera dès mardi 26 jan­vier un « re­cours en ré­féré li­berté » en ce sens, a an­noncé l'un de ses re­pré­sen­tants, l'avo­cat
Pa­trice Spi­nosi.


En 2005, le Conseil d'Etat, saisi dans des condi­tions si­mi­laires après la pro­cla­ma­tion de l'état d'ur­gence suite à des émeutes en ban­lieue, avait certes re­jeté la de­mande, mais s'était dit com­pé­tent pour l'exa­mi­ner, a rap­pelé Me Spi­nosi à l'AFP.


L'avo­cat a in­di­qué que la dé­ci­sion du juge ad­mi­nis­tra­tif ne se­rait « pas né­ces­sai­re­ment un bloc », et que le Conseil d'Etat pou­vait par exemple or­don­ner au pré­sident Fran­çois Hol­lande de lever cer­taines me­sures (per­qui­si­tions ad­mi­nis­tra­tives ou in­ter­dic­tion de réunions), mais l'au­to­ri­ser à en main­te­nir d'autres, comme les as­si­gna­tions à ré­si­dence.


Cette of­fen­sive des dé­fen­seurs des li­ber­tés pu­bliques in­ter­vient en plein débat sur l'ef­fi­ca­cité et l'éven­tuelle pro­lon­ga­tion de ce ré­gime d'ex­cep­tion pro­clamé après les at­ten­tats du 13 no­vembre, qui doit nor­ma­le­ment ex­pi­rer le 26 fé­vrier.


L'état d'ur­gence ren­force les pou­voirs de la po­lice, en per­met­tant les as­si­gna­tions à ré­si­dence, les per­qui­si­tions ad­mi­nis­tra­tives de jour comme de nuit, ou l'in­ter­dic­tion de ras­sem­ble­ments, le tout sans contrôle du juge ju­di­ciaire.


La LDH s'ap­puie en par­ti­cu­lier sur un rap­port sur l'état d'ur­gence pré­senté par Jean-Jacques Ur­voas, pré­sident de la Com­mis­sion des lois de l'As­sem­blée Na­tio­nale, qui selon elle sou­ligne « l'es­souf­fle­ment » des me­sures contrai­gnantes en ques­tion.


Pour l'as­so­cia­tion, main­te­nir mal­gré tout l'état d'ur­gence est « une at­teinte grave et ma­ni­feste aux li­ber­tés pu­bliques », qui jus­ti­fie de sai­sir en ur­gence le Conseil d'Etat.
La LDH ba­taille sur un autre front contre l'état d'ur­gence, consti­tu­tion­nel cette fois.
Elle vient ainsi d'ob­te­nir que le Conseil consti­tu­tion­nel se pro­nonce, dans un délai de trois mois, sur l'ab­sence de contrôle ju­di­ciaire a priori pour les per­qui­si­tions ad­mi­nis­tra­tives, me­nées en masse après les at­ten­tats qui ont fait 130 morts à Paris.

Contre l’état d’urgence et pour sa levée immédiate !

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