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Fédération de la Libre Pensée des Alpes-Maritimes

Association de recherche philosophique et d'action sociale - Adhérente à la fédération nationale de la Libre Pensée - Ni dieu, ni maître ! A bas la calotte et vive la Sociale !

Publié le par librepensee06.over-blog.com
Publié dans : #Activités et actions départementales

Nous n'avons jamais eu la vraie République. Ceux qui se disaient républicains n'ont eu, pendant cinquante ans, qu'un seul désir : emplir leurs poches et caser parents et amis dans les bonnes places. Le Capitalisme a prospéré, le Militarisme aussi. Et le Cléricalisme, un instant menacé (bien peu) regagne peu à peu le terrain perdu.

 

Vous avez voulu faire une République sans républicains, un Socialisme sans socialistes, une maison neuve et belle avec des matériaux vermoulus et décrépits...

 

Il aurait fallu répandre à flots la lumière — et la justice. Donner un idéal à cette masse que vous avez maintenue dans la stupidité — par votre presse, vos sports, vos cinémas, vos âneries nombreuses et funestes.

 

Assurément, on a vulgarisé l'enseignement. L'œuvre scolaire de la République est une de ses plus belles œuvres quoique bien incomplètes. Mais les parents ont continué à livrer leurs enfants au prêtre. Les trois quarts des Français font encore leur première communion — même dans les familles républicaines et socialistes. Alors?

 

Ce texte,  d'une grande actualité a été écrit par André  Lorullot et publié dans L'idée Libre en juin 1927 . Il s'agit du dernier paragraphe d'un article intitulé "Ruine de la Démocratie ". Article qui certainement mériterait une analyse plus approfondie. Quant à l'hebdomadaire, Le  Progrès Civique  que Lorullot cite dans son post-scriptum,  après avoir pris connaissance (merci, Wikipédia) de sa ligne rédactionnelle, comme on aurait aimé que notre presse contemporaine s'inspira de ses règles déontologiques.

En voici la suite:

 

Tout reste à faire. Quels sont les esprits généreux, capables de se dévouer à cette grande œuvre, en dehors de tout parti politique et de toute ambition personnelle ? Qui donc fera jaillir la radieuse étincelle ? Qui galvanisera les volontés affaiblies, apportant une morale réconfortante, basée sur la science et sur l'amour profond de l'humanité ? Qui fera de ce mot galvaudé de Démocratie un terme désormais noble et riche de promesses ?

 

J'ai souvent rêvé d'un grand parti démocratique, mais d'un parti qui n'aurait pas les défauts des « partis », qui serait large et accueillant, fraternel et tolérant, d'un parti sans dogmes et sans haine, sans intrigues aussi. Mais c'était un rêve. Les hommes de progrès (?) sont plus bornés, fanatiques et méchants que jamais.

 

...Peut-être le salut viendra-t-il par l'excès même du mal. Peut-être la réaction odieuse et le fascisme sanglant réveilleront-ils l'âme populaire et l'aideront-ils à se régénérer, afin que nous vivions de grands jours et de grandes choses. Peut-être la matraque du tyran nous réconciliera-t-elle, rendant ainsi possible la formation de l'amicale famille démocratique, hardie, désintéressée, consciente...

 

Je ne suis pas pour la politique du pire et je ne souhaite pas que nous passions par ces douloureuses épreuves. D'autant plus que nous pourrions fort bien éviter des expériences aussi cuisantes si nous avions un peu de volonté et si nous nous mettions au travail, immédiatement, d'un cœur joyeux, chacun dans sa sphère...

 

André LORULOT.

 

P. S. — Cet article était terminé, lorsque Wells a publié, dans Le Progrès Civique, son étude intitulée : Des doutes sur la Démocratie. Il y montre le rôle odieux et malfaisant du politicien professionnel. Sans rien apporter de nouveau, l'étude de Wells est une preuve supplémentaire de ce fait que les esprits éclairés aperçoivent le mal et que la démocratie est gravement en péril...

 

Notes:

Le Progrès Civique

LA VRAIE RÉPUBLIQUE EST-ELLE POSSIBLE ?

 

Le Progrès civique est un journal hebdomadaire français de l'entre-deux-guerres fondé par Henri Dumay en 1919. Le Progrès civique, « journal de perfectionnement social », se veut un « journal honnête pour les honnêtes gens ». Sa ligne éditoriale est éclectique et représentative de toutes les gauches, de la plus extrême à la plus modérée. Le Progrès civique a paru tous les samedis, de 1919 à 1936, ou 1937.

 

Constitué en société anonyme, le Progrès civique a publié son premier numéro le 1er mai 1919. Le dernier a paru en 1939. Ses bureaux étaient installés à Paris, 5 rue du Dôme, (XVIe). C'est un journal indépendant, vraiment indépendant qui, selon sa direction : ne figure sur aucune liste ministérielle « de distribution de fonds secrets à la presse » ; qui ne reçoit de subvention d’aucun groupe politique, d’aucun syndicat patronal ou ouvrier ; qui ne sert les intérêts d’aucun particulier. Le Progrès civique a cependant recours à quelques annonceurs, « des maisons sérieuses », mais il ne publie de publicité financière à aucun prix. Ses collaborateurs ne bénéficient d’aucun permis de circulation gratuite en chemin de fer, et ne sauraient accepter d’exonération de droit d’entrée aux salles de spectacle. Le Progrès civique se veut aussi et surtout un « journal de perfectionnement social ». Pour l'un de ses rédacteurs, Régis Messac, « La première condition de ce perfectionnement social, c’est la critique de la société existante, de toutes les sociétés existantes, une critique sans merci. »

Hubert Néant, présente le Progrès civique, comme un hebdomadaire de « tendance radicale et socialiste » (sic). Dans la première moitié des années 1920, dit-il, «  ses rédacteurs attaquent le Bloc national, pourfendent les mercantis et autre profiteurs de la guerre, défendent autant les anciens combattants que les consommateurs, blâment les opérations militaires en Syrie et au Maroc, prônent la recherche de la paix internationale, et soutiennent la SDN. Sans approuver le communisme, ils recommandent le dialogue avec la Russie soviétique […]. D’une façon générale, ils consacrent aux relations internationales et à l’économie mondiale des développements importants. »

 

Herbert George Wells

Nationalité : Royaume-Uni
Né(e) à : Bromley, Kent , le 21/09/1866
Mort(e) à : Londres , le 13/09/1946

Biographie :
Herbert George Wells (H. G. Wells) est un écrivain britannique surtout connu aujourd'hui pour ses romans de science-fiction.
Il est également l'auteur de nombreux romans de satire sociale, d'œuvres de prospective, de réflexions politiques et sociales ainsi que d'ouvrages de vulgarisation touchant aussi bien à la biologie, à l'histoire qu'aux questions sociales.
Herbert George Wells s'exprimait aussi par le dessin. Ses croquis ornaient fréquemment les couvertures de ses propres livres.
Herbert George Wells fut un socialiste convaincu. Après 1900, ses œuvres se firent de plus en plus politiques et didactiques. À présent, seuls ses premiers romans de science-fiction sont encore lus, les plus connus étant "La Machine à explorer le temps", "L'Île du docteur Moreau", "L'Homme invisible" et "La Guerre des Mondes".

LA VRAIE RÉPUBLIQUE EST-ELLE POSSIBLE ?

Vous avez été 3300 à visiter notre blog cette année ; pour le seul mois de décembre, on a enregistré 887 visites (merci les crèches) soit une moyenne de 32 visites/jour. La plus forte journée a été le 16 décembre avec 77 visiteurs et 156 pages vues. Par comparaison en décembre 2013, nous avions eu 181 visiteurs et la meilleure journée avait été le 15 avec 15 visites. Au cours de cette année, j'ai publié 95 articles, dont ce dernier, que j'aurais pu titrer  "Rien de nouveau sous le soleil".

 

Meilleurs vœux laïques et républicains

Gilles

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