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Fédération de la Libre Pensée des Alpes-Maritimes

Association de recherche philosophique et d'action sociale - Adhérente à la fédération nationale de la Libre Pensée - Ni dieu, ni maître ! A bas la calotte et vive la Sociale !

Publié le par librepensee06.over-blog.com
Publié dans : #Respect de la loi de 1905 - nos lettres aux élus

            La Fédération de LA LIBRE PENSÉE des Alpes-Maritimes a eu récemment connaissance des propos du Maire de PEYMEINADE en matière de respect de la  laïcité, en sa qualité de Premier Magistrat de sa Commune, en séance publique du Conseil municipal du 06 Novembre 2014 [Réponse reproduite dans le bulletin municipal N° 02 de décembre 2014 – pages 32 & 33] (Cf. Pièce jointe).

            Dans un premier temps, et sans plus attendre, la FDLP.06 vient d’adresser un courrier à cet Élu, en l’invitant à respecter la Loi de Séparation des Églises et de l’État, et en lui précisant qu’elle ne manquerait pas d’exercer à l’avenir une vigilance scrupuleuse

La Libre Pensée des Alpes Maritimes écrit au maire de Peymeinade

Monsieur le Maire.

 

Plusieurs citoyens de la commune dont vous êtes l'élu nous ont fait part de leur indignation à la lecture des pages 32 et 33 du bulletin municipal de décembre 2014, sous le titre « laïcité ».

 

Vous vous permettez en effet d'expliquer aux « laïcards congelés » de votre commune que la loi de séparation des Églises et de l'État, ce serait « le respect des religions et leur reconnaissance à occuper la sphère tout autant privée que publique ».

 

M. le Maire. C’est exactement l’inverse ! La loi de 1905 ce n'est pas "le respect des religions" mais le respect de la liberté de conscience, pour lequel agit la Libre Pensée.

 

Les religions n'ont pas à "occuper la sphère publique", la loi de 1905 leur dénie justement le droit de s'occuper des affaires publiques.

Nous vous en rappelons les termes:

Art. 1 - La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l'intérêt de l'ordre public.

Art.2 - La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte.

 

Alors quand un maire appelle un ministre d'un culte à bénir un équipement municipal, et se justifie en écrivant que la « voix apaisée et tolérante du curé de la paroisse est bien utile pour endiguer les fanatismes venus d'ailleurs », il engage la collectivité en favorisant un culte religieux par rapport aux autres confessions ou options philosophiques.

 

Cet élu ne respecte pas la liberté de conscience des citoyens, de tous les citoyens qu'il est censé représenter, il transgresse ainsi la laïcité, car si chacun est libre de croire ou de ne pas croire, de pratiquer le culte de son choix, c'est une affaire privée qui doit être respectée par ceux qui sont à la tête des collectivités locales et de l'Etat.

 

Nous vous engageons donc, Monsieur le Maire, à respecter la loi de séparation des Églises et de l'État de 1905, et nous vous confirmons que nous y veillerons scrupuleusement.

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