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Fédération de la Libre Pensée des Alpes-Maritimes

Association de recherche philosophique et d'action sociale - Adhérente à la fédération nationale de la Libre Pensée - Ni dieu, ni maître ! A bas la calotte et vive la Sociale !

Publié le par librepensee06.over-blog.com
Entre deux averses, au monument aux morts de Peille.

Entre deux averses, au monument aux morts de Peille.

Pour la quatrième année consécutive, nous étions quelques uns à avoir osé affronter les éléments climatiques (alerte orange sur le département) pour se retrouver devant le monument aux morts de Peille, sur lequel une mère dit à son fils : « Tu ne tueras point », et répondre à l’appel conjoint de la LDH section Nice et de notre Fédération Départementale, afin d’exiger de la République qu’elle réhabilite enfin les fusillés pour l’exemple de la grande guerre et proclamer : « Guerre à la guerre ! ».

 

Après le discours de Georges, nous avons entonné La Chanson de Craonne accompagnés au saxophone par notre ami Jean.

À noter la présence amicale de M SAINTSAULIEU, l'ancien maire, qui nous a rappelé l'histoire de la construction de ce monument.

L'après-midi s'est terminé en musique au restaurant Chez Nana.

 

 En dépit d’une certaine opposition à notre manifestation de la part de la majorité municipale (voir ci-dessous la lettre que le maire de Peille nous a transmise le 10 novembre et notre réponse) nous avons pu, par cette démarche, nous associer à au moins 130 manifestations qui se sont déroulées ce week end sur le territoire national avec plus de 9000 participants.

Le 11 novembre à Peille

La lettre que nous avons reçue de la mairie de Peille

Le 11 novembre à Peille

La même affichée à l'entrée du monument.....

Le 11 novembre à Peille

Notre réponse

Le 11 novembre à Peille

Le discour de Georges:

 

Chers Amis,

 

En ce jour anniversaire de l'armistice qui mit fin à l'effroyable guerre de 1914 – 1918 nous nous inclinons devant les pauvres victimes de ce massacre mortes pour la France.

 

Mais nous nous inclinons aussi devant ceux qui sont morts par la France : les 650 fusillés pour l'exemple, condamnés par ceux qui auraient dû les protéger. Ces morts par la France n'ont pas leur nom sur les monuments, leurs familles ont souffert l'opprobre et la misère.,

 

Pourquoi nous, Fédération de la Libre Pensée des Alpes-Maritimes, avons choisi de nous incliner devant ce monument ? Certes il ne porte pas la mention « Maudite soit la guerre » comme à Gentioux. Mais, regardez-le là-haut, l'arme au pied. Regarde-t-il les nuages ou l'éclat des obus ? Pense-t-il à sa femme, à son fils représenté sur le socle, à cette inscription « Tu ne tueras point » ? « Celui qui croyait au ciel, celui qui n'y croyait pas... » écrit le poète, ceux là se rejoignent. Nous considérons ce monument comme un monument pacifiste. Voilà pourquoi nous sommes ici aujourd'hui.

 

Nous sommes ici pour manifester solennellement notre exigence d'une réhabilitation collective des fusillés pour l'exemple. Comme l'ont fait 29 Conseils généraux, 3 Conseils régionaux et des centaines de municipalités. Ce combat, nous le menons avec de nombreuses sections de la Ligue des Droits de l'Homme, l'Association Républicaine des Anciens Combattants, l'Union Pacifiste et le Mouvement de la Paix.

 

Le Conseil général de la Corrèze, du temps où le président de la République en était le président, avait demandé cette réhabilitation collective des fusillés pour l'exemple. Le président a renouvelé cette promesse lorsqu'il a reçu une délégation de la Libre Pensée conduite par notre regretté président Marc Blondel.

 

Qu'est-il advenu de cette promesse républicaine ? Le parti militariste, une grande muette dit-on mais qui sait se faire entendre au travers de multiples associations, l'a emporté.

 

Pourtant la République doit reconnaître les crimes commis en son nom par les conseils de guerre. La Libre Pensée renouvellera inlassablement sa demande de réhabilitation collective des fusillés pour l'exemple. Et comme nous sommes aussi la République, les 13 et 14 décembre, à Soissons, nous ferons le procès symbolique des généraux assassins. Nous rendrons justice aux victimes.

 

À bas la calotte,

Vive la sociale.

 

Je vous invite à chanter La Chanson de Craonne.

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