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Fédération de la Libre Pensée des Alpes-Maritimes

Association de recherche philosophique et d'action sociale - Adhérente à la fédération nationale de la Libre Pensée - Ni dieu, ni maître ! A bas la calotte et vive la Sociale !

Publié le par librepensee06.over-blog.com
Publié dans : #Documentation LP 06, #Tribune libre

Par Gaspard ANGELERI

 

Préambule

 

D'une façon générale, les catholiques ou les gens d'origine ou de culture catholique, ne connaissent pas la bible. Pourquoi ? Parce que jusqu'à la fin du siècle dernier - et plus tard encore en certaines régions - la hiérarchie catholique en a interdit la lecture à ses fidèles. On peut s'en étonner, mais la raison paraît évidente : autoriser le peuple à lire la bible, c'était prendre le risque :

  • soit de le jeter vers l'hérésie, la doctrine catholique s'éloignant sensiblement de celle des Écritures (ex : les dix comman­dements) ;
  • soit de lui faire découvrir que le livre dit saint est constitué essentiellement, à côté de quelques bonnes ou belles formules, d'un ramassis d'absurdités, d'injustices, de monstruosités et de contradictions, et le pousser ainsi vers l'incroyance.

Aujourd'hui, la censure n'est plus de mise et l'on explique les absurdités, les monstruosités et injustices de la bible par une vision restrictive ou allégorique de l'inspiration divine.

 

Plan de la bible - Généralités

 

La bible est un ensemble d'écrits que l'on divise en deux grandes parties, bien distinctes, qui sont :

  • l'ancien testament ;
  • et le nouveau testament.

L'ancien testament est le livre sacré de la religion israélite. Les chrétiens l'ont également adopté comme tel.

Le nouveau testament n'est sacré que pour les chrétiens. Les israélites le rejettent.

Dans la bible, on trouve du bon et du mauvais, du vrai et du faux, du beau et du laid. Mais à la manière du pâté d'alouette ; pour une alouette de splendeur, un cheval d'horreur. Aussi bien dans l'ancien testament que dans le nouveau, on trouve tout et le contraire de tout.

L'ancien testament comprend 39 livres. Les catholiques en ajoutent 7 autres que les israélites et les protestants ne recon­naissent pas comme "canoniques". Ces 39 ou 46 livres sont regroupés en 4 catégories :

  • les 5 premiers sont appelés "le pentateuque" par les chré­tiens et "la torah" par les israélites ;
  • viennent ensuite les livres dits "historiques", qui n'ont sou­vent d'historique que le nom. On devrait les appeler plutôt les livres légendo-historiques. Il y en a 12 pour les israélites et les protestants et 16 pour les catholiques ;
  • nous avons ensuite le groupe des livres poétiques et sapientiaux. 5 pour les uns, 7 pour les autres ;
  • et l'ancien testament se termine avec les livres prophé­tiques au nombre de 17 ; 18 pour les catholiques.

 

Un concentré du contenu vétérotestamentaire

 

- Dans le Pentateuque, on lit les récits de la création, du déluge, de la descente d'Israël en Egypte, du séjour des tribus juives dans ce pays, de la sortie d'Egypte (l'Exode), de leur péré­grination dans le désert pendant 40 ans.

C'est encore dans le Pentateuque qu'on trouve toute la légis­lation israélite ("la Loi"). On y lit encore des généalogies, des recensements et dénombrements, des bénédictions et des malédictions.

Le Pentateuque se termine par le récit de la mort de Moïse qui est censé être l'auteur de ces écrits...

- Avant de passer au deuxième groupe de livres, dits "Historiques", autorisons-nous quelques commentaires sur la Torah.

J'ai dit tout à l'heure : absurdités, injustices, monstruosités et contradictions.

Quelques exemples d'absurdités :

  • pour créer l'homme, le dieu tout-puissant a besoin de fabri­quer d'abord une maquette en argile, avant de souffler dans ses narines ;
  • pour créer la femme, il lui faut un os ; il l'extrait du corps de l'homme ;
  • il est omniscient mais il n'a pas prévu la corruption du genre humain, ce qui l'oblige à noyer l'humanité. Les animaux y pas­sent par la même occasion ;
  • il sauvegarde une seule famille sans être capable de pré­voir dans son omniscience que le genre humain se corrompra de nouveau.

Quelques exemples d'injustices :

  • Dieu accepte d'Abel une offrande de bestiaux égorgés ; il méprise celle de Caïn qui présente des fruits. Il provoquera ainsi le premier assassinat ;
  • Esaü est un honnête homme. Dieu le hait. Jacob nous est présenté comme une franche crapule, Dieu l'aime et en fait l'an­cêtre de tout le peuple d'Israël ;
  • Cham tombe par hasard sur son père qui s'était dévêtu après boire. Il est maudit par Dieu, ainsi que tous ses descen­dants.

Quelques exemples de monstruosités :

- le déluge en est une. Dieu est l'auteur du premier génocide ;

  • Dieu demande à Abraham d'égorger son fils. Il n'arrêtera le couteau qu'in-extremis.
  • Dieu fait mourir tous les premiers nés d'Egypte. Juste pour punir un peuple.

Voulez-vous quelques exemples de contradictions ?

  • Dieu dit "Tu ne tueras point" (c'est le 6ème commandement) mais il ordonne aussi de tuer la magicienne, celui qui voudrait choisir une autre divinité, celui qui commet adultère, l'inces­tueux, l'homosexuel, le zoophile, etc..
  • Dieu dit : "Tu ne déroberas point" (c'est le 8ème commande­ment) mais le même Dieu ordonne à Moïse de piller les Égyp­tiens avant de leur fausser compagnie.

Mais ce qu'il y a de plus insupportable dans le Pentateuque -et on la retrouvera dans tout l'ancien testament - c'est cette

notion de "peuple élu", de "race supérieure" qui est la forme la plus abjecte du racisme. Sur ce sujet, je ne peux résister au besoin de vous citer les textes :

  • Deut. 7/6 : "Tu es un peuple saint pour l'Éternel, ton Dieu ; il t'a choisi pour que tu fusses un peuple qui lui appartînt entre tous les peuples qui sont sur la face de la terre"
  • Ex 19/6 : "Vous serez pour moi un royaume de sacrifica­teurs et une nation sainte"
  • Ex 6/7 : "Je vous prendrai pour mon peuple, je serai votre Dieu"
  • Deut 25/9 : "Tu seras pour l'Éternel un peuple saint, comme il l'a juré"
  • Deut 28/10 : "Tous les peuples verront que tu es appelé du nom de l'Éternel et ils te craindront"
  • Deut 32/9 : "La portion de l'Éternel, c'est son peuple, Jacob est la part de son héritage".

Cette notion de peuple choisi a provoqué des ravages au cours de l'histoire en conférant aux adeptes de cette religion un complexe de supériorité qui donnera naissance au Sionisme moderne impérialiste, conquérant et spoliateur.

 

- Dans les livres dits historiques, on retrouve des absurdités­, des contradictions et, ordonnés par Dieu, des injustices, des monstruosités, des guerres de conquête, des génocides.

Je vous recommande à cet égard la lecture de Josué. C'est horrible. Josué se conduit comme le pire des officiers SS : espion­nage, massacre de populations innocentes, exécutions som­maires de prisonniers, vol de territoires, réduction en esclavage de peuples entiers, partage de butins et de conquêtes. Il est bien pré­cisé que c'est Dieu qui veut et ordonne cela. Dieu va jusqu'à pré­ciser qu'il ne faut pas oublier de couper les jarrets des chevaux.

Sur ordre de Dieu toute la population Amalécite est anéantie : hommes, femmes, enfants, vieillards et jusqu'aux animaux.

Dans les livres dits historiques aussi, comme dans le Pentateuque, on retrouva la notion de race supérieure. Je cite par exemple 2 Sam. 7/23 : "Est-il sur la terre une seule nation qui soit comme Israël que Dieu est venu racheter pour en former son peuple ?".

Pour en terminer avec les livres dits historiques, citons, car ils sont plus connus que d'autres, les cas d'Esdras et de Néhémie qui chassent les épouses étrangères du milieu d'Israël.

  • Les livres poétiques et sapientiaux nous proposent :
  • l'histoire abracadabrante de Job que Dieu enrichit, puis appauvrit sans raison avant de l'enrichir à nouveau. Au passage il exécute ses dix enfants sans motif apparent. Le livre de Job nous montre le défoulement d'un Dieu arrogant qui prend plaisir à se jouer capricieusement du destin de l'homme ;
  • les psaumes, dits de David, ne sont pas de lui. Ils datent pour la plupart du 2ème siècle avant notre ère (David, c'est 1000 ans avant n.e.). Ce sont des poèmes dont certains peuvent être agréables à lire si l'on est croyant. Pour la plupart, ils tra­duisent l'angoisse de leur auteur qui cherche la protection divi­ne ;
  • diversité de préceptes dans les proverbes dits de Salomon (qui ont été écrits bien après lui) :
  • des préceptes sagesse : "Tu marcheras dans la voie des gens de bien"
  • des préceptes stupides : "Ne t'appuie pas sur la sagesse"
  • des lapalissades : "L'insensé fait étalage de sa folie"
  • des pléonasmes : "Le faux témoin dit des mensonges"
  • de la misogynie : "Ne livre pas ta vigueur aux femmes"
  • de la xénopho-misogynie : "L'intelligence et la sagesse te préservent de la femme étrangère".

 

-  l'Ecclésiaste

Attribué par le texte biblique même à Salomon, fils de David, roi de Jérusalem, ce livre fut en réalité écrit 250 à 200 ans avant notre ère, en pleine période grecque. On se demande ce que cet écrit vient faire là. En effet, Alphonse LODS, dans son "Histoire de la littérature hébraïque et juive" (Paris 1950) définit fort juste­ment l'Ecclésiaste : "Logiquement, ce pessimiste devrait être athée". Son leitmotiv : "Tout est vanité". Il ne voit aucune supé­riorité de l'homme sur la bête. "Tout va dans un même lieu, tout retourne à la poussière". Dieu apparaît cependant de temps en

temps dans les écrits de ce pessimiste sceptique doublé d'un épicurien (il recommande de bien jouir de la vie). Le R.P. DUBARLE, dans "Les Sages d'Israël" nous rassure : les évoca­tions de Dieu sont des additions postérieures au texte d'origine. Si c'est un prélat qui le dit...

Personnellement, l'Ecclésiaste me plaît. Il me plaît tellement que je demande qu'on inscrive sur mon avis de décès cette affir­mation citée au chapitre 9 verset 10 : "Il n'y a ni œuvre, ni pen­sée, ni science, ni sagesse quand on est mort".

 

-  Le Cantique des Cantiques

Est un beau poème d'amour avec quelques avancées érotiques : "Mon bien-aimé a passé la main par la fenêtre et mes entrailles se sont émues...". Si vous aimez la poésie, lisez le Cantique des Cantiques ; à aucun moment vous n'y rencontre­rez les mots "Dieu", "Foi", "Prière" et autre vocable religieux. Ce livre a dû être mis là par erreur.

 

Passons aux prophètes

Roger GARAUDY, dont j'admire la vaste culture et l'indépen­dance d'esprit, encore que je ne puisse comprendre qu'un tel cer­veau soit croyant, passe pour un spécialiste de la littérature pro­phétique biblique et il valorise le contenu de ces textes. J'extrais par exemple cette citation de son livre "Les mythes fondateurs de la politique israélienne" : "Avec mon ami Bernard LECACHE, déporté dans le même camp de concentration que moi, nous apprenions en des cours du soir à nos compagnons, la grandeur, l'universalisme et la puissance libératrice des prophètes juifs".

Je ne fais pas la même lecture des prophètes que lui. Un seul exemple : Esaïe (ou Isaïe), le plus connu des prophètes dit ceci : "Je suis l'Éternel ton Dieu, le Saint d'Israël, ton sauveur ; je donne l'Egypte pour ta rançon, l'Ethiopie et Saba à ta place. Je donne des hommes à ta place et des peuples pour ta vie". Et tout ce qui suit ces propos racistes, nationalistes et xénophobes appelle au regroupement de tous les Israélites en Israël. Où est l'universalisme ? GARAUDY ne veut pas voir, à côté de toutes les prises de position nationalistes des prophètes, que leur exal­tation de l'universalisme n'est que le souhait d'imposer le dieu et la loi d'Israël à tout l'univers. GARAUDY se contredit d'ailleurs car il cite lui-même, dans le même livre, le cas du prophète Sophonie qui lutte contre les modes vestimentaires étrangères. Bel exemple d'universalisme et de puissance libératrice !

Et voilà pourquoi le député israélien SHLOMO BEN-IZRI déclare (citation extraite du "Canard Enchaîné" du 3 décembre 1997 page 5) : "Le peuple juif est censé apporter la lumière aux goyim". Quant aux Loubavitch, on l'a déjà dit ici, ils considèrent qu'il y a quatre espèces vivantes dans l'univers les végétaux, les animaux, les hommes et, au sommet, les Juifs (Cité par KEP-PEL dans "La revanche de Dieu").

Les prophètes bibliques sont des laudateurs du Dieu d'Israël et de sa Loi à laquelle ils veulent soumettre tous les peuples.

 Terminons-en avec eux par ce pauvre Ezéchiel à qui Dieu ordonne de manger des sandwiches aux excréments afin que le I peuple sache de quelle manière il sera puni s'il continue à désobéir à Dieu. Il paraît qu'il faut voir là un symbole. Pour ma part, j'en aurais choisi un autre.

 

Le nouveau testament

 

contient 27 livres qu'on peut aussi classer en 4 parties :

  • les évangiles, au nombre de 4 ;
  • les actes des apôtres ;
  • les épîtres. Il y en a 21 ;
  • l'apocalypse.

 

- Les évangiles

Ils contiennent essentiellement l'histoire d'un homme-dieu, Jésus, ou Jésus-Christ.

Pour accorder crédit aux évangiles, il faut d'abord croire. Croire au surnaturel, aux miracles et aux mystères divins. Les faits qu'ils racontent sont les plus étranges, les plus fantastiques qu'on puisse concevoir. Jésus naît d'une vierge. Son père est un pur esprit, le "saint" esprit, venu couvrir sa mère de son ombre, nous est-il dit, afin de la féconder. Lui-même marche sur les eaux, passe au travers des murs, multiplie des pains et des pois­sons, change l'eau en vin, rend la vue aux aveugles, l'ouïe aux sourds, le mouvement aux paralytiques. Il ressuscite des morts, y compris quand ils sentent déjà mauvais, avant de ressusciter lui-même trois jours après sa mort. Nous sommes là en pleine-mythologie.

Mais, disent les chrétiens, ce qu'il faut retenir, ce sont ses dis­cours, ses messages, empreints de bonté, de compréhension et d'amour.

Parlons-en.

Dans les fameuses béatitudes, que l'on cite généralement comme le résumé de la pensée du pseudo-Jésus, sont procla­més bienheureux :

  • les pauvres en esprit. Êtes-vous d'accord ? Pas moi !
  • les affligés. Pas d'accord !
  • ceux qui sont persécutés. Pas d'accord !
  • les débonnaires. Pas d'accord. Un débonnaire est un faible (c'est le dictionnaire qui le dit). Les faibles ne sont pas bienheu­reux dans les sociétés humaines.

Va pour les autres, ceux qui procurent la paix ou les assoiffés de justice.

Les discours que les évangiles font tenir à Jésus devant les foules ou devant ses apôtres prennent le plus souvent la forme de paraboles, sortes d'historiettes dont il tire une morale. Certaines sont naïves : celle du semeur qui sort pour semer, par exemple ; celle de l'ivraie, du grain de sénevé ou du levain qui fait lever toute la pâte. Mais d'autres ont un caractère odieux : celle des ouvriers payés au même salaire pour des heures de travail différentes, celle du figuier maudit parce qu'il ne porte pas de fruit alors que ce n'est pas la saison des figues. La plus hor­rible est peut-être celle dite des talents : un homme riche char­ge ses serviteurs de faire fructifier ses biens. Tous y parviennent sauf un. Il lui est reproché de n'avoir pas placé l'argent chez les banquiers pour le faire fructifier. Il est traité de méchant et de paresseux et il est dépouillé de son bien que l'on remet au plus riche de la bande avant de "le jeter dans les ténèbres du dehors". La morale de l'histoire, tirée par Jésus lui-même ? "On donnera à celui qui a et il sera dans l'abondance mais à celui qui n'a pas, on ôtera même ce qu'il a". Belle mentalité chez un Jésus en qui d'aucun ont cru voir "le premier socialiste"...

Et à la suite de cette belle histoire, Jésus ajoute : "Au reste, amenez ici mes ennemis qui n'ont pas voulu que je régnasse sur eux et tuez-les en ma présence" (d'autres traductions disent : "égorgez-les").

Ailleurs, Jésus demande à ses disciples de se munir d'épées.

Cet homme-dieu soi-disant plein d'amour ne supporte pas qu'on ne croie pas en lui. Le châtiment ? Le feu éternel ! Menace réitérée plusieurs fois dans les évangiles.

Ce dieu est ignorant. Il ne sait pas que la femelle du bouc n'est pas la brebis. Ce qui fit dire à notre ami Robert DALIAN : "Peu importe pour nous, les boucs, que Dieu nous classe à gauche. Pourvu qu'il nous laisse les chèvres !".

Voulez-vous un exemple de contradiction dans les évangiles ? Voyez les deux généalogies de Jésus (qui sont d'ailleurs celles de Joseph, son père, qui n'est pas son père).

Dans l'une, qu'on trouve dans Matthieu, le nombre de générations entre David et Jésus est de 40. Dans l'autre, en Luc, les générations passent à 56. Tous les noms sont différents. Joseph, fils de Jacob dans Matthieu, devient fils d'Héli dans Luc. Il sort de David par Salomon chez l'un et par Nathan chez l'autre. Ici, il en est le 26èrne descendant et là, le 42ème.

Mais ce qu'on cache le plus à ceux qui ne lisent pas les évangiles, c'est que Jésus est raciste. Et j'en terminerai là avec lui. A une femme non juive qui le supplie de venir guérir sa fille, il répond : "Je n'ai été envoyé qu'aux brebis perdues d'Israël". Comme la femme insiste, il exprime plus clairement son racisme : "Il n'est pas bien de prendre le pain des enfants et de le . jeter aux petits chiens". Et comme la femme insiste lourdement en ne demandant pour les petits chiens "que les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres", Jésus finit par lui donner satisfaction sans rien renier de son propos raciste.

La seule excuse de Jésus, pour moi, c'est de n'avoir jamais existé que comme un mythe.

- Les actes des apôtres racontent les exploits des apôtres et des disciples. Là encore, les faits miraculeux abondent. Après avoir vu Jésus s'élever dans les airs, comme s'il y avait un haut et un bas dans l'univers, les apôtres reçoivent du feu sur la tête et se mettent à parler en des langues inconnues. Ils guérissent des malades et produisent toutes sortes de miracles et de prodiges. Ce livre nous raconte la conversion de Paul sur le chemin de Damas et ses différents voyages émaillés de faits invraisemblables.

 

  - Les épîtres.

Ce sont des lettres attribuées aux apôtres Paul, Jacques, Pierre, Jean et Jude. A l'exception de Paul, les auteurs sont apocryphes. Quant aux épîtres de Paul, qui sont les plus nombreuses, elles ont été retouchées par l'Église romaine, comme les autres livres du nouveau testament, jusqu'au 4ème siècle ; on y décèle au moins trois couches d'auteurs. Ces lettres sont destinées soit à des Églises locales, soit à des individus. Elles expliquent la doctrine, exhortent à la foi, condamnent les hérésies.

La misogynie y fleurit ; le père est invité à garder sa fille céli­bataire (et vierge, naturellement) et si elle se marie malgré tout, elle sera soumise à son mari.

L'esclavage y est honoré ; l'esclave doit accepter son sort et même s'en réjouir.

Quant à la tolérance, religieuse en l'occurrence, elle se résu­me par cette consigne donnée par Jean : "Si quelqu'un vient à vous et n'apporte pas notre doctrine, ne le recevez pas dans votre maison et ne le saluez pas".

Le dernier livre de la bible est :

 

- L'apocalypse

Présenté par l'Église comme le dernier des écrits du nouveau testament, il s'agit en fait, dans sa structure première, du plus ancien. C'est une œuvre juive, christianisée ultérieurement. On y lit les calamités qui surviendront à la fin des temps, annoncée comme proche. L'apocalypse est un galimatias sans aucun inté­rêt, ni historique, ni littéraire, ni poétique.

 

Conclusion

Ma conclusion générale, je l'emprunterai à notre ami feu Georges LAS VERGNAS : "La bible, disait-il, a été traduite dans toutes les langues. Il est urgent maintenant de la traduire... en correctionnelle !"

                                                                        Gaspard ANGELERI

 

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